Canons, fugues & variations

A. Staier | T. Koch

Musique

PIANOFORTE Andreas Staier* | Tobias Koch**

Artiste en résidence

* Pianoforte Edwin Beunk d’après Conrad Graf 1825
** Pianoforte Conrad Graf 1830

  • PROGRAMME 

    IGNAZ MOSCHELES ( 1794 - 1870 )
    Grand Duo pour deux Pianofortes «Hommage à Haendel » op. 92 (1822)

    I Andante patetico
    II Allegro con fuoco
    III Più allegro

    ROBERT SCHUMANN (1810 - 1856)
    Andante et variations op. 46 (1843)

    Quatre fugues op. 72 (extraits) (1845)

    N°1 : Nicht schnell
    N°2 : Sehr lebhaft

    JOHANN SEBASTIAN BACH (1685 - 1750)
    Variations canoniques sur «Vom Himmel hoch, da komm ich her » (1742)
    (arrangement Andreas Staier & Tobias Koch)

    Entracte

    ROBERT SCHUMANN
    Six Études en forme de Canon pour Piano - Pédalier op. 56 (1845)
    (arrangement pour deux pianos de Claude Debussy)

    I Pas trop vite
    II Avec beaucoup d’expression
    IV Expressivo
    V Pas trop vite
    VI Adagio

    Sept pièces pour piano en forme de fughettes op. 126 (1853)

    N°5 : Ziemlich langsam,empfindungsvoll vorzutragen
    N°6 : Sehr schnell
    N°7 : Langsam, ausdrucksvoll

    FRÉDÉRIC CHOPIN (1810 - 1849)
    Rondo pour deux pianos en ut majeur op. 73 (1828)

Fuyant le star system comme les répertoires ressassés, passionné par les différents instruments à clavier dont il explore inlassablement les particularités et les sonorités, Tobias Koch est un musicien curieux et avide de territoires inexplorés. Andreas Staier nous propose de partir avec lui sur les traces laissées par le baroque dans une musique où on ne s’attendrait pas à les trouver, celle des romantiques allemands du début du XIXe siècle. Autour d’une transcription des fameuses Variations canoniques sur « Vom Himmel hoch », cathédrale de contrepoint de la dernière période créatrice de Bach, ils construisent en contrepoint leur propre cathédrale au travers de pièces qui toutes sont un écho à l’art savant de la polyphonie. On a pu découvrir avec le concert Variations Schumann (2013) à quel point l’œuvre de Bach avait nourri l’inspiration de Schumann. C’est dans des œuvres ouvertement canoniques cette fois, avec les possibilités élargies qu’offre la présence de quatre mains, qu’il trouve sa présence, discrète mais fondamentale chez un musicien pour qui il représentait le seul point fixe, la seule certitude dans un monde instable où la folie se tenait en embuscade. Pianiste virtuose mais aussi compositeur, Ignaz Moscheles ne cessa jamais de s’intéresser à la musique du passé, qu’il jouait régulièrement en concert — ce qui était rare à l’époque — comme en témoigne cet Hommage à Haendel, compositeur dont il partageait la passion avec son idole Beethoven.