Mitridate

Mozart

Opéra

Mitridate, re di Ponto, opera seria en trois actes K. 87

CRÉÉ au Teatro Regio Ducal de Milan le 26 décembre 1770

LIVRET Vittorio Amedeo Cigna-Santi d’apres la tragédie Mithridate (1673) de Jean Racine dans la traduction italienne de Giuseppe Parini
MUSIQUE Wolfgang Amadeus Mozart

EN ITALIEN SURTITRÉ

LE CONCERT D’ASTRÉE
DIRECTION MUSICALE Emmanuelle Haïm
MISE EN SCÈNE Clément Hervieu-Léger de la Comédie-Française

Ensemble & Artistes associés

  • DISTRIBUTION 

    ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE Frédérique Plain
    CHEF DE CHANT Benoît Hartoin
    DÉCORS Eric Ruf
    ASSISTANAT AUX DÉCORS Dominique Schmitt
    COSTUMES Caroline de Vivaise
    LUMIÈRES Bertrand Couderc

    MITRIDATE Michael Spyres
    ASPASIA Patricia Petibon
    SIFARE Myrtò Papatanasiu
    FARNACE Christophe Dumaux
    ISMENE Sabine Devieilhe
    MARZIO Cyrille Dubois
    ARBATE Jaël Azzaretti

    COMEDIEN FIGURANT ENFANT Léonie Verhoeven

    COMEDIENS Jude Butel, Alexandre Lachaux, Claire Boust, Agnès Aubé, Stéphane Lara


  • PRODUCTION 

    PRODUCTION Théâtre des Champs-Élysées

    COPRODUCTION Opéra de Dijon

En 1770, alors qu’il effectue avec son père son premier voyage en Italie, Mozart se voit passer commande par le Teatro Regio Ducal de Milan — le futur Teatro alla Scala , et déjà à l’époque l’un des trois plus importants de la péninsule — d’un opera seria sur un livret tiré du Mithridate de Racine. Pari fou pour un jeune homme de 14 ans, qui n’a derrière lui à la scène que quelques courts intermezzi et un petit opéra bouffe ! Mais pari tenu : créé le 26 décembre de la même année avec un succès retentissant, Mitridate est aujourd’hui considéré comme le premier chef-d’œuvre lyrique du génie autrichien, d’une maturité musicale et dramaturgique proprement époustouflante. Le livret, qui reprend les attendus d’un genre extrêmement codifié, avec ses amours contrariées, ses conflits entre cœur, devoir et nobles sentiments, et son dénouement qui flatte la grandeur et la vertu des princes, conserve heureusement une partie de la force dramatique du dramaturge français : c’est peut-être le meilleur livret seria que le compositeur aura a mettre en musique de sa carrière.

Porté par son désir encore largement inassouvi pour la scène, avec en tète une maxime simple et efficace — « aux situations extraordinaires, des moyens extraordinaires » — Mozart jette toute sa fougue et sa science déjà grande dans une partition pléthorique et spectaculaire qui colle à l’action, offre déjà un sens aigu de la personnification musicale des caractères, et tente même par moments la fusion des genres dramatiques qui sera la marque de son génie scénique. Les parties vocales, taillées sur mesure pour les chanteurs de premier plan que le compositeur avait à sa disposition, sont d’une complexité redoutable, et exigent des solistes en tout point exceptionnels. Gageons que les artistes réunis autour d’Emmanuelle Haïm et de son Concert d’Astrée — avec notamment Michael Spyres, Patricia Petitbon et la jeune star montante Sabine Devieilhe — sauront relever le défi avec le panache qu’on leur connaît. C’est Clément Hervieu-Léger, talentueux collaborateur de Patrice Chéreau et pensionnaire de la Comédie Française, qui signera la mise en scène de ce spectacle à ne pas manquer.

RENCONTRE
Foyer-bar de l’Auditorium
avec Emmanuelle Haïm

dim 28 17h30

ATELIERS ENFANTS
FÉVRIER
dim 28 15h


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Auditorium
  • février 2016
    • vendredi 26 à 20h00
    • dimanche 28 à 15h00
  • mars 2016
    • mardi 01 à 20h00
Tarif A
de 5,50€ à 57€
Durée
3h20 avec entracte