| Avril | ||
|---|---|---|
| dim | 1 | 15h00 |
| mar | 3 | 19h30 |
Ensemble associé
Tarif A de 5,50€ à 57€
Durée 3h40 environ avec entracte
| Avril | ||
|---|---|---|
| dim | 1 | 15h00 |
| Octobre | ||
|---|---|---|
| sam | 8 | 19h30 |
| mar | 11 | 19h30 |
| jeu | 13 | 19h30 |
le concert d’astrée
Direction musicale Emmanuelle Haïm
Mise en scène Jean-François Sivadier
À la fin d’Agrippina, tout semble aller pour le mieux à Rome: Agrippine est arrivée à ses fins en portant Néron au trône, Othon a épousé Poppée, Claude règne. Mais l’Italie est terre d’intrigues politiques et amoureuses, on y pratique la conspiration et la passion pour l’amour d’elles-mêmes. Lorsque l’action reprend au début de L’Incoronazione, la donne a changé. Néron n’est plus l’adolescent encore au pouvoir de sa mère, il règne en tyran, a épousé Octavie mais batifole avec la belle Poppée et entend bien donner libre cours à son désir de répudier la première pour épouser la seconde.
Des opéras de Monteverdi qui nous sont parvenus, L’Incoronazione est le dernier, et le plus problématique: les deux seules partitions qui subsistent sont radicalement différentes, incomplètes et postérieures à la création. Elles sont vraisemblablement des copies composites, écrites par plusieurs mains, et ne contiennent que deux portées: une pour le chant et une pour la basse continue. La paternité de Monteverdi est même largement contestée pour certaines parties, comme le sublime duo qui termine l’œuvre, un des plus beaux de l’histoire de l’opéra… Les interprètes d’aujourd’hui ont donc une multitude de questions à trancher avant même de pouvoir jouer la moindre note! Aucune représentation du L’Incoronazione ne ressemble dès lors à aucune autre, chacune est unique et engage les musiciens comme aucun autre opéra, chacune prend en compte les recherches et les découvertes effectuées depuis la précédente. L’Incoronazione, très certainement le fruit d’un travail d’atelier auquel participent les principaux élèves de Monterverdi comme Cavalli, est en somme resté depuis trois cent soixante-dix ans un work in progress…
Emmanuelle Haïm, qui l’a déjà dirigée au Festival de Glyndebourne en 2008, remet l’œuvre sur le métier, avec son Concert d’Astrée cette fois, pour nous offrir cette vision profondément théâtrale de Monteverdi qui a marqué les esprits dans son enregistrement de L’Orfeo, tandis que Jean-François Sivadier s’attaque à cette histoire de pouvoir, d’amour et de manipulation érotique, avec ce regard aiguisé qu’il porte sur les passions humaines.
Nerone Max Emanuel Cencic
Poppea Sonya Yoncheva
Ottavia Ann Hallenberg
Ottone Tim Mead
Seneca Paul Whelan
Drusilla Amel Brahim-Djelloul
Nutricio & Famigliare di Seneca Rachid Ben Abdeslam
Arnalta Emiliano Gonzalez Toro
Valeto & Virtù Khatouna Gadelia
Mercurio, Console (ténor) Aimery Lefèvre
Damigella, Amore Camille Poul
Littore, Famigliare di Seneca, Console (basse) & Tribuno (basse) Patrick Schramm
Lucano, Soldato, Tribuno & Familiare di Seneca (ténor) Mathias Vidal
Fortuna, Venere & Pallade Anna Wall
Liberto Capitano, Soldato & Tribuno (ténor) Nicholas Mulroy
Opéra de Lille
Opéra de Dijon
Créé au Teatro San Giovanni e Paolo
à Venise en 1643
MÉCÉNAT MUSICAL SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
Mécène principal du Concert d’Astrée
EN RÉSIDENCEà l’Opéra de Lille, le Concert d’Astrée bénéficie de l’aide au conventionnement du Ministère de la Culture & de la Communication, DRAC Nord-Pas-de-Calais et du soutien de la ville de Lille.