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musique
Grand théâtre
Février
jeu2320h00

Ensemble régional associé

Tarif C de 5,50€ à 33€

Durée 1h50 environ avec entracte

Aller plus loin

  • pour aller
    plus loin
    Avant-concert
    Foyer Bar
    du Grand Théâtre
    FÉVRIER
    jeu 23 19h
    « Quelques clés »
    Rencontre avec
    Brice
    Pauset sur sa Théorie
    des Larmes

    Après-concert
    Foyer Bar
    du Grand Théâtre
    FÉVRIER
    jeu 23 22h
    « On en parle »Rencontre-discussion
    avec
    Brice Pauset sur
    sa Théorie des Larmes

Théorie des larmes
Solistes de l’Orchestre Dijon-Bourgogne

DIRECTION MUSICALE Brice Pauset

SOPRANO Salomé Kammer

Programme

  • J. STRAUSS II/SCHOENBERG Deux Valses

    BRICE PAUSET Theorie der Tränen: Louise, pour soprano et ensemble

    STRAVINSKI Trois Pièces pour clarinette seule

Louise de Bellayre-du-Tronchet, qui prit le nom de Louise du Néant, avait tout d’une sainte médiévale: extases, dialogues avec Dieu, excès ascétiques, désir de mortification et d’anéantissement. Mais elle naît au XVIIe siècle, l’heure est à l’expression réglée et collective de la foi et le courant mystique dont elle semble une résurgence a perdu toute crédibilité au siècle de la raison classique ; les extases du corps ne sont plus de l’ordre de l’extraordinaire de la foi mais du pathologique et du désordre : elle est internée en 1677 dans les basses fosses de l’Hôpital Général de la Salpêtrière, parmi les fous et le mendiants. Une cinquantaine de ses lettres ont subsisté, où elle décrit par le menu son entreprise d’union avec Dieu. C’est cette figure anachronique et ses lettres, qui interrogent tant notre rapport au corps qu’au spirituel et à la société, que Brice Pauset a choisi de mettre en musique dans Théorie des Larmes. Cette pièce de concert — tirée de son monodrame Exercices du Silence, donné en janvier 2011 au Staatsoper de Berlin — expose « avec une certaine méthode le prix à payer pour un idéal donné » à travers une musique intense, à l’architecture implacable et prodigieusement efficace, où se mêlent des réminiscences du Stabat Mater. La force vive d’une création contemporaine qui n’a renoncé ni à la pensée ni à l’émotion, transcendée par l’incarnation bouleversante d’humanité de Salomé Kammer.