musique
Auditorium
Janvier
dim2015h

Artiste en résidence

Tarif C de 5,50€ à 33€

Durée 2h environ

Aller plus loin

  • POUR ALLER
    PLUS LOIN

    L’Opéra
    à votre porte

    Concert
    Salle de l’Académie
    FÉVRIER
    jeu 7 12 h15
    Concert du PESM
    «Vienne 1880 – 1920»

Événements liés

Viennoiseries – La Jeune Fille
& la Mort

QUATUOR LES DISSONANCES
VIOLONS David Grimal, Hans-Peter Hofmann
ALTO David Gaillard
VIOLONCELLE Xavier Phillips

Programme

  • WEBERN Langsamer Satz
    MOZART Quatuor no19 «Dissonance» en do majeur k.465
    WEBERN Six bagatelles op.9
    SCHUBERT Quatuor no14 «La Jeune fille & la mort» en ré mineur d.810

 

Nouvelle exploration, cette fois par ce quatuor constitué par des membres des Dissonances, de l’œuvre d’Anton Webern, le plus schubertien et énigmatique des compositeurs de la Seconde École de Vienne. Le Langsamer Satz, unique mouvement de quatuor composé à la fin de sa première année d’étude sous le magistère de Schoenberg, où se conjuguent sans rupture des réminiscences de Brahms — un des compositeurs le plus donné en exemple par Schoenberg dans son enseignement —, de Mahler — la Quatrième symphonie découverte peu avant avec enthousiasme par Webern — , et du Tristan de Wagner, est un parfait exemple du creuset bouillonnant qu’est la Vienne musicale de l’époque, à la croisée de toutes les écoles et puisant dans tous les styles à la recherche des voies de l’avenir. Les Six Bagatelles op.9 exposent quant à elles ce non multa, sed multum (peu en quantité mais beaucoup en intensité) qui caractérise la maturité du compositeur : par leur brièveté, leur épuration stylistique et harmonique et leur jeu permanent sur les timbres et les silences, ces pièces expriment, comme l’écrivait le professeur à l’élève, «un roman par un seul geste, un bonheur par une seule respiration»… Ce concert sera aussi l’occasion d’entendre ce quatuor à la technique et à la musicalité hors du commun dans deux autres partitions magistrales et poignantes : le Quatuor «Dissonances» de Mozart, qui a donné son nom à l’ensemble, et la danse tragique de la jeune fille et de la mort du Quatorzième quatuor de Schubert.