Agrippina

Opéra

LE CONCERT D’ASTRÉE
DIRECTION MUSICALE Emmanuelle Haïm
MISE EN SCÈNE Jean-Yves Ruf

 

Chanté en italien, surtitré en français

  • Distribution 

    ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE Anaïs de Courson
    SCÉNOGRAPHIE Laure Pichat
    COSTUMES Claudia Jenatsch
    CRÉATION LUMIÈRES Christian Dubet
    CRÉATION MAQUILLAGE Cécile Kretschmar

     

    AGRIPPINA Alexandra Coku
    NERONE Renata Pokupic
    POPPEE Sonya Yoncheva
    OTTONE Tim Mead
    CLAUDIO Alastair Miles
    PALLANTE Riccardo Novaro
    NARCISO Pascal Bertin
    LESBO Jean-Gabriel Saint-Martin

 

Une saison italienne qui commence par un Allemand? À la fin de l’année 1706, le jeune et ambitieux Haendel de vingt et un ans a compris que l’opéra serait sa porte d’entrée dans la gloire musicale européenne et part donc étudier dans le pays qui en est incontestablement le roi: l’Italie. Il y restera deux ans, parcourant toute la péninsule, s’imprégnant de toute la musique qu’il peut y entendre, composant opéra sur opéra avec un succès grandissant. Jusqu’à cette fin d’année 1709 où il offre aux vénitiens Agrippina, cet extraordinaire cadeau d’adieu en guise d’apothéose, et obtient un triomphe proche du délire.

Pour cette synthèse magistrale et virtuose de tout ce que l’Italie lui a apporté musicalement, Haendel et son librettiste ont choisi de raviver la tradition de l’opéra vénitien (née avec Le Couronnement de Poppée de Monteverdi) et de ses intrigues politico érotiques cyniques, désabusées et tout à la fois comiques tirées de l’histoire romaine. Si vous avez encore en mémoire le Britannicus de Racine, vous connaissez un peu l’histoire: Agrippine, épouse de l’empereur Claude, cherche à faire nommer Néron, son fils d’un premier lit, à la succession, et pour cela ne reculera devant rien, utilisant à ses fins la passion dévorante de Claude pour l’intrigante Poppée… L’occasion pour Haendel de brosser une galerie de portraits tous plus éblouissants les uns que les autres, culminant dans un air d’Agrippine qui n’a aucun équivalent dramatique et musical à l’époque.

L’occasion aussi pour nous de retrouver, après Orlando la saison dernière, Emmanuelle Haïm et le Concert d’Astrée, artistes associés de l’Opéra de Dijon, dans leur répertoire de prédilection, et de découvrir le travail du metteur en scène Jean-Yves Ruf, qui s’est déjà illustré au théâtre dans de nombreux Shakespeare (dont Mesure pour mesure à Dijon) et à l’opéra dans Eugène Onéguine. Avant de suivre Sonya Yoncheva et Tim Mead dans les mêmes rôles de Poppée et d’Ottone pour la suite de l’histoire avec L’Incoronazione di Poppea de Monteverdi en avril.

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Auditorium
  • octobre 2011
    • samedi 08 à 19h30
    • mardi 11 à 19h30
    • jeudi 13 à 19h30
Tarif A
de 5,50€ à 57€

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