Così fan Tutte

Opéra

Les Talens Lyriques

CHŒUR DE L’OPÉRA DE DIJON

DIRECTION musicale Christophe Rousset

MISE en scène Marcial Di Fonzo Bo

  • Distribution 

    SCÉNOGRAPHIE Antoine Vasseur
    COSTUMES Raoul Fernandez
    CRÉATION LUMIÈRES Maryse Gautier
    Collaboration artisitique à la mise en scène et aux costumes
    Florian  Richaud
    Assistanat aux décors
    Gaelle Dauphin

    FIORDILIGI Sofia Soloviy
    DORABELLA
    Sophie Harmsen
    DESPINA Milena Storti
    FERRANDO Sergey Romanovski
    GUGLIELMO Johannes Weisser
    DON ALFONSO Peter Rose

 

Parieriez-vous sur la fidélité de vos femmes (ou de vos maris!)? Le jeu paraît dangereux, et il faut être bien téméraire pour préférer dans ce domaine la certitude, qui peut être cruelle, au doute bienfaisant et plus confortable…

C’est pourtant à cette extrémité qu’un vieux philosophe, las de leurs rodomontades, pousse ses deux amis Ferrando et Guglielmo: pendant une journée entière, ils seront à sa merci, lui obéissant en tout, afin que chacun séduise, masqué, la fiancée de l’autre. Les deux jouvencelles, d’abord drapées dans leur dignité et éplorées par le faux départ à la guerre de leur amoureux, finissent par trouver le temps long, et la cour de ces deux inconnus qui se jettent à leurs pieds, bien distrayante…

Troisième chef-d’œuvre de la collaboration entre Mozart et Da Ponte après Les Noces et Don Giovanni, Così eut longtemps à souffrir de ce sujet jugé scabreux et invraisemblable, indigne de la musique sublime de Mozart. Et pourtant, comme dans toute une tradition de la littérature du xviiie siècle (on pense à Marivaux), l’invraisemblance de la situation n’est là que pour mettre en valeur la véracité des intermittences du cœur qu’elle révèle ainsi. « Si Così est un jeu, c’est un jeu dont les divers aspects touchent chaque fois au centre de la personne humaine: le déguisement en appelle au problème de l’identité; le pari en appelle à la cruauté d’un jeu qui prend le cœur pour objet ; enfin, le contenu de l’épreuve, c’est l’amour (…) » (Dominique Jameux). C’est aussi pour Mozart le moyen de mêler plus que jamais les genres: comédie, farce, gravité, la musique s’amuse à brouiller sans arrêt les pistes dans l’ambiguïté la plus totale, triste mais narquoise, joyeuse mais désenchantée. Un masque derrière un masque derrière un masque… Après la recherche du bonheur des Noces, l’impossibilité d’aimer de Don Giovanni, la résignation aux vicissitudes du couple?

Pour la première fois, la fosse de l’Opéra de Dijon accueille Christophe Rousset et ses Talens Lyriques, sur instruments d’époque et avec leur démarche d’authenticité, pour cette production confiée à Marcial di Fonzo Bo, enfant terrible de la mise en scène, et grand habitué des masques et du travestissement.

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Auditorium
  • mars 2012
    • mercredi 14 à 20h00
    • vendredi 16 à 20h00
    • dimanche 18 à 15h00
    • mardi 20 à 20h00
Tarif A
de 5,50€ à 57€
Durée
3h20 environ avec entracte

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