L’Opéra de la lune

Opéra

musique Brice Pauset, commande de L’Opéra de Dijon

Avec citations des Kinderszenen de Robert Schumann,

Lieder de Franz Schubert, Karl Friedrich Zelter,

Friedrich Heinrich Himmel, Johann Friedrich Reichardt,

orchestrés par Brice Pauset

 

livret Texte de Jacques Prévert illustré par JacquelineDuhême, en 1953, avec une chanson de Christiane Verger, réédité aux éditions Gallimard en 2007 dans une nouvelle version.

et textes de Johann Wolfgang von Goethe, Ludwig Hölty,Friedrich Engels, Karl Marx

 

Directeur musical Brice Pauset
représentation du 14 mai à 15h : Denis Comtet

metteur en scène Damien Caille-Perret

 

  • Distribution 

    SCÉNOGRAPHIE & création COSTUMES Céline Perrigon
    CRÉATION LUMIÈRES Jérémie Papin
    Assistant au metteur en scène Adrien Béal

     

    Chef assistant & chef de chœur Denis Comtet
    Chef de chant Angéline Pondepeyre
    préparateur du chŒur Joël Soichez
    Pianiste accompagnateur Maurizio Prosperi

     

    MUSIQUE Brice Pauset, commande de L’Opéra de Dijon. Avec citations des Kinderszenen de Robert Schumann, Lieder de Franz Schubert, Karl Friedrich Zelter, Friedrich Heinrich Himmel, Johann Friedrich Reichardt, orchestrés par Brice Pauset

     

    La Femme Luanda Siqueira, soprano
    L’Enfant en alternance Jérôme Billy / Anthony Lo Papa, ténors
    L’Homme Vincent Deliau, baryton
    L’Enfant/récitant Gilles Ostrowsky, comédien
    L’Enfant Jérémie Leymarie, figurant

 

Michel Morin est un petit garçon étrange et rêveur qui passe ses nuits sur la lune. Tout est bien triste sur la terre, ses parents ne sont plus là et il ne les connaît pas, les gens chez qui il habite sont très occupés et ne le comprennent pas, le bruit des machines à faire la guerre couvre le chant des oiseaux et celui des enfants. Mais là-haut, tout est plus beau : c’est en téléféerique qu’on passe d’étoile en étoile le long de la voie lactée ; on travaille sans fatigue à embellir la lune, et il y a même un opéra, bien mieux que l’Opéra de Paris, sans rideaux, sans loges ni fauteuils: tout le monde est sur scène et c’est comme le Quatorze Juillet tous les jours. Et surtout, sur la lune, il y a ce garçon et cette fille qui lui sourient et sont peut-être ses parents perdus.

C’est au début des années cinquante que Prévert écrit cette fable magnifique de L’Opéra de la lune, qui, sans aucune naïveté, retrouve toute la complexité du monde de l’enfance. Hymne au rêve et à l’imagination, à la paix et à l’harmonie, appel à retrouver le sérieux et la fraîcheur des sentiments de nos premières années, c’est en creux que se dessinent subtilement dans L’Opéra de la lune les peines et les tourments d’une enfance sacrifiée aux valeurs bien prosaïques du monde de l’après-guerre — et le monde des adultes n’est-il pas toujours un après-guerre? Ce n’est pas le réel que fuit Michel Morin en partant en rêve sur la lune, c’est l’irréalité invisible et pourtant flagrante d’un monde qui ne sait plus s’enchanter et a désappris les fêtes joyeuses de la poésie.

La première création d’opéra pour Dijon de Brice Pauset — qui s’appuie sur les Kinderszenen de Schumann et mêle Lieder et extraits d’opéra — s’adresse donc à toute la famille: aux enfants et aux adultes, qui ont encore tant à apprendre les uns des autres. Damien Caille-Perret, qui sait être dans la lune tout en gardant les pieds sur terre, signe la mise en scène de cette partition qui est aussi l’occasion de faire connaissance avec le monde de l’opéra, pas celui de la lune, que n’est qu’aux poètes petits et grands, mais celui de la terre, dernier refuge aujourd’hui du merveilleux, du rêve et de l’imaginaire.

Ajouter au calendrier
Grand théâtre
  • mai 2012
    • samedi 12 à 20h00
    • lundi 14 à 20h00
    • mardi 15 à 20h00
Tarif B
de 5,50€ à 44€
Durée
1h20 environ sans entracte

    En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services adaptés à vos centres d'intérêt et mesurer la fréquentation de nos services.